Et s’il existait une recette pour développer une approche de leadership optimale ? 

De nombreux gestionnaires se fient à leur instinct pour gérer leur équipe. Bien que plusieurs accomplissent beaucoup de cette façon, se fier uniquement à son instinct ne permet pas toujours d’avoir l’impact positif souhaité sur son équipe, son organisation et ses clients. Prendre conscience de l’impact que crée chaque style de leadership permet d’agir de façon intentionnelle et consciente et, par conséquent, de créer un climat de confiance, de responsabilité, d’agilité et d’engagement. 

Dans une démarche de coaching en leadership, cette prise de conscience devient un levier essentiel pour ajuster sa posture et maximiser son impact. 

 

S’adapter aux besoins de chaque situation 

La plus grande erreur que je constate chez les gestionnaires est d’utiliser une approche « unique » pour toutes les situations et toutes les personnes. Nous avons généralement une préférence innée : être directif, expert, démocratique ou coach. Cette approche naturelle nous rassure et nous fait sentir à l’aise dans notre rôle. 

Cependant, lorsque le gestionnaire ne s’adapte pas et utilise toujours le même style, peu importe la situation ou les personnes, son impact devient limité. Cette approche unique ne tient pas compte du contexte et peut créer un climat de désengagement où les gens laissent leur pouvoir à la porte. L’équipe devient alors déresponsabilisée, en quête constante de validation, et n’exprime pas son plein potentiel. 

J’ai interviewé mon ami Grégoire Baillargeon, directeur général et co-chef, BMO Marchés des capitaux, Québec. Il souligne l’importance fondamentale de l’adaptation : 

« On ne peut pas être quelqu’un d’autre que soi-même, mais on peut s’adapter, apprendre, se développer et essayer différentes choses. Notre capacité d’adaptation est incroyable. La première chose à faire est d’en être conscient. » 

Pour lui, donner du pouvoir à une équipe signifie s’adapter continuellement aux personnes. 

 

Pourquoi l’adaptabilité est au cœur du leadership 

Pour s’adapter efficacement, les gestionnaires doivent utiliser différents styles de leadership selon les besoins des personnes, des situations et du contexte. Ceux qui s’appuient uniquement sur des styles à effets court terme (directif ou expert) et négligent les styles démocratique, visionnaire ou coach, ne parviennent pas à exercer un leadership durable. 

Le développement du leadership repose justement sur cette capacité à élargir sa palette de styles. 

 

Utiliser différents styles de leadership 

Avoir une lecture claire de la situation et des collaborateurs, une forme de diagnostic, est la clé pour s’adapter. Plus le gestionnaire entraîne son « muscle d’adaptation », plus il devient agile et augmente son impact. 

Il n’existe pas de bon ou de mauvais style de leadership en soi. Comme un chef cuisinier qui marie plusieurs ingrédients, un leader efficace sait combiner différents styles selon le contexte, l’objectif, son rôle, l’influence requise, la personnalité des membres de l’équipe et la dynamique collective. 

S’ancrer dans un seul style, surtout directif ou expert, et fonctionner en mode automatique limite la contribution stratégique unique (CSU) du leader. 

 

Leadership en contexte d’incertitude 

Grégoire partage également son équilibre entre les styles visionnaire et démocratique dans le contexte de la pandémie. Inspirer une vision claire, expliquer le « où » et le « pourquoi », tout en favorisant l’écoute et la participation, permet aux gens de se sentir partie prenante de la solution. 

Il souligne aussi l’importance de se préoccuper de la santé mentale et de poser une question simple, mais puissante :
« Comment allez-vous vraiment ? » 

Cette posture est au cœur du coaching en leadership. 

Se concentrer sur 4 styles de leadership qui créent des résultats optimaux 

Quatre styles ont un impact particulièrement positif sur le climat de travail à long terme lorsqu’ils sont utilisés au bon moment : 

  • Le leader visionnaire : donne une direction claire, explique le « où » et le « pourquoi », encourage l’innovation et la responsabilisation. 
  • Le leader démocratique : sollicite les idées, écoute, recherche le consensus et favorise l’engagement. 
  • Le leader-coach : soutient, développe le potentiel, pose des questions et accompagne vers une meilleure performance. 
  • Le leader affiliatif : crée des liens, un sentiment d’appartenance et de confiance; à utiliser avec parcimonie.

Utiliser « ma » recette gagnante 

Nous avons tous un style naturel vers lequel nous revenons, surtout sous stress. Sans conscience des besoins de la situation et des personnes, nous risquons de rester dans cette zone confortable, qu’elle soit adaptée ou non. 

Ma recette gagnante consiste à alterner entre les styles visionnaire, démocratique et coach, tout en utilisant le style affiliatif avec parcimonie. Les styles expert et directif devraient être réservés à des situations spécifiques. 

Ce n’est pas une recette simple. Elle demande de la pratique, de la finesse et une réelle capacité d’adaptation. Dans l’environnement d’affaires actuel, il devient essentiel de combiner différents styles de leadership selon la situation. 

Je vous laisse donc avec cette question :
quelle est votre piste de développement pour bâtir une approche de leadership malléable ?

Comme toujours, je vous invite à être inspirés et à vous laisser inspirer. 

 

Questions fréquentes (PAA + AEO)

Existe-t-il un style de leadership idéal ?

Non. Un leadership efficace repose sur l’adaptation aux personnes et aux situations.

Pourquoi l’adaptabilité est-elle essentielle en leadership ?

Parce qu’une approche unique limite l’engagement, l’autonomie et la performance.

Qu’est-ce qu’un leader-coach ?

Un leader qui développe le potentiel des autres par le dialogue, l’écoute et l’accompagnement. 

Comment le coaching en leadership soutient-il l’adaptation ?

Il renforce la conscience de soi et aide à choisir le bon style au bon moment.

Quels styles ont le plus d’impact à long terme ?

Les styles visionnaire, démocratique, coach et affiliatif.